L'Agriculture au MALI
L'économie malienne est essentiellement agricole mais les récoltes dépendent presque totalement des aléas climatiques et surtout des inondations du Niger et de ses affluents L'agriculture occupait, en 1995, 73% de la population active et contribuait pour 44 % au PIB. La majeure partie de la production provient de petites exploitations pratiquant une agriculture de subsistance. Les principales cultures vivrières sont le millet, le riz, le sorgho et le maïs. Les arachides, le coton et la canne à sucre sont cultivés pour l'exportation. L'élevage constitue une activité également très importante. En raison de la sécheresse, la végétation au Mali est rare. Avec l'augmentation rapide de la population, les besoins croissants en bois de combustion ont entraîné une déforestation à grande échelle.
Les services d'appui à l'agriculture et la décentralisation.
En matière des principaux services d'appui à l'agriculture, le modèle malien est spécifique dans la mesure où le pays dépend dans une grande mesure de l'aide externe.
Ainsi si la définition des politiques liées aux services à l'agriculture est une responsabilité exclusive du niveau national, il n'en va pas de même pour le financement de ces services. Les partenaires extérieurs partagent avec le niveau national le financement des programmes de formation, vulgarisation, recherche et crédit, et avec les trois niveaux de gouvernement le financement des programmes d'irrigation. Il n'y a qu'en matière d'inputs que la responsabilité du niveau national soit totale du point de vue de leur financement et de la définition des politiques.
D'un autre côté, si l'on analyse la situation des services à l'agriculture du point de vue de leur offre, les conséquences de la politique de privatisation sont notables puisque le secteur public n'a le rôle prépondérant qu'en matière de vulgarisation et recherche, et partage ce rôle avec le secteur privé et les ONG pour la formation. Plus frappant encore, le secteur public ne joue aucun rôle dans la fourniture de crédit, inputs et irrigation. Le crédit est fourni par le secteur privé, les ONG et les organisations de producteurs; les inputs par le secteur privé et les organisations de producteurs; et l'irrigation par le secteur privé, les ONG, les organisations de producteurs et les villages.
Association des organisations professionnelles paysannes
(AOPP):
Il existe 200 organisations au Mali.
Leurs objectifs :
● Renforcement des capacités
Techniques
Economiques
Institutionnelles
● Défense d'une exploitation de type familiale qui emploie de la main d'oeuvre et dégage du revenu monétaire.
● Formation des paysans en fonction de leurs besoins avec des projets venant de la base.
● Valorisation du métier : c'est trop souvent celui qui ne fait pas d'étude qui reste à la terre.
● Formation à la gestion.
● Création de commissions
¤ Commission fruits et légumes:
- échanges de fruits entre régions, jouer la complémentarité.
- semences à tracer
- développer la semence de pomme de terre
- maraîchage surtout pour les femmes: sécurité alimentaire et revenu supplémentaire
¤ Commission céréales:
- problèmes de baisse de rendement.
- différences entre la recherche et les pratiques ; 15 essayeurs ont fait des essais sur 50 ares chacun pour créer des semences certifiées sélectionnées.
- pauvreté des sols
- commercialisation
- production de semences certifiées : mil, sorgho, arachide, riz, etc.
¤ Commission coton:
- mieux se positionner sur le marché
- formation de coopératives
- faire des bilans économiques
Fonctionnement au niveau de l'état.
Après la chute du Président Traoré en 1992,Etats-Géneraux du Monde Rural.
Le partenariat économique avec l'Europe n'a pas été signé à cause des aspects douaniers et sanitaires.
Il n'y trouve aucun intérêt pour l'instant, ne correspond pas à leurs attentes. Le fossé est beaucoup trop grand.
Il existe des chambres d'agriculture, mais ce sont bien souvent des notables qui sont élus au niveau des villages, des communes et des cercles.
Leur personnel est payé par l'Etat, ils sont peu nombreux. Les chambres n'ont pas de financement propre donc trop peu de moyen, seulement un peu d'aide au niveau de la région.
Depuis 2005,ça commence à bouger, l'AOPP a décidé d'investir les C.A le but étant de favoriser l'émergence de leader(ex: Ségou).
Nara et les AOPP
Nara est une des rares régions à ne pas être intégrée dans les AOPP.Notre question est pourquoi?
Ils nous ont amené à nous tourner vers « Stop Sahel » basée à Nara. C'est une association malienne pour la protection de l'environnement. Ils ont un programme de quatre ans avec l'Union européenne au travers d'une ONG néerlandaise Oxeform.
Leur programme:
-amélioration des conditions de vie
-lutter contre la pauvreté
-diversification de la production agricole
-travail avec les femmes (4 jardins maraîchers, 1/2 Ha pour 100 femmes)
-protection des ressources naturelles
-lutte d'intérêts: gérer l'espace entre éleveurs et cultivateurs
-accès aux services sociaux de base (santé, eau...)
-puits, citernes
-éducation environnemental
-appui aux ONG (soins, vaccinations...)
-création de banques de céréales.
Cette association est basée à Nara mais ne travaille pas avec les paysans de cette commune. Les Narois sont très individuels, ils n'arrivent pas à se regrouper. Quand nous avons parlé de «Stop Sahel» au cours d'une réunion en Mairie, nous avons senti un blocage, un rejet, pourquoi? ...
Interlocuteurs à «Stop Sahel»: Yacouba Diarra, ingénieur d'agriculture, chef du volet gestion des ressources naturelles. Oumar Pascal Togola, ingénieur d'agriculture, chef de volet formation. Soumaïla Touré, assistant administratif. Youssef Kaïté, représentant l'association, absent.
1) Kabida Bambara:
Salutation avec le chef du village puis visite des jardins potagers individuels. Arrosage au seau tiré dans des puits de
Dans le village un moulin à Mil accouplé à un générateur électrique jamais branché, offert par une ONG.Coopérative de céréales, elles les achètent quand les prix sont bas pour revendre aux gens quand leurs silos sont vide, à des prix bas en période de soudure (Juin-Juillet).
Il y a 3 saisons:
-saison des pluies: mare inondée
-saison entre les deux : salade, tomate, échalote...
-saison sèche: gombo
Texture du sol :
-Sablo-limoneux, facile à travailler.
Troupeaux en pâturage, pas structurés, un peu de lait pour la famille.
2)Touboundrane:
Village de Marabouts, nous avons été accueillis par les femmes dans leurs jardins. Un jardin collectif d'